Comment améliorer mon mémoire technique ?

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Votre mémoire technique est prêt, mais tout compte fait, vous n’êtes pas sûr du résultat ? La dernière tentative de remporter un marché public a échoué ? Ce n’est pas le moment de baisser les bras ! Au lieu de vous désintéresser aussitôt du sujet, pensez plutôt à ce que vous pourriez améliorer. Que manque-t-il à votre dossier pour qu’il soit un élève exemplaire ? Quelles lacunes pourraient être corrigées ? Promis, cette remise en question a tout pour porter ses fruits ;). Justement, on va parler ici de comment améliorer un mémoire technique et pourquoi cette optimisation en vaut la peine. À vos marques, prêts, feux, lisez !

Pourquoi refondre votre mémoire technique ?

Scénario 1 : la dernière note obtenue était insuffisante

Restez dans la course, la prochaine fois sera la bonne !

Pas question que votre histoire avec l’offre publique ne s’arrête à une mauvaise note ! D’autant que gagner du premier coup, ça n’arrive que très rarement ;).

Alors, si la réponse obtenue à votre dernière candidature traduisait « peut mieux faire », le piège serait d’abandonner illico-presto. Après tout, c’est plus facile de se cacher derrière de (faux) prétextes du type « à quoi bon, il n’y a que le prix qui compte » ou de ne pas prendre le temps de s’interroger sur l’efficacité du mémoire technique remis.

Sauf que ce serait bien dommage de laisser tomber si proche du but et de jeter le travail réalisé à la poubelle. En effet, maintenant que vous disposez d’un support existant sur lequel vous appuyer, il n’y a plus qu’à appliquer quelques ajustements pertinents pour !

Et puis, soyons honnête, si vous aviez entrepris cette démarche initialement, c’est que vous avez conscience du potentiel que représente les marchés publics pour votre stratégie de développement. Et ça, ça ne va pas changer de sitôt…

Mettez toutes les chances de votre côté 🙂

Les vrais winners ne sont pas ceux qui ne perdent jamais, ce sont ceux qui ne lâchent jamais l’affaire. Bien. Ceci étant dit, il est temps de se remettre au boulot. C’est là qu’il faut tourner les mauvaises notes obtenues en votre faveur pour cibler les modifications à mettre en place.

À ce titre, la lettre de rejet est très utile pour y parvenir ! En théorie, elle détaille des éléments clés pour refondre son mémoire technique, à savoir :

  • L’entreprise qui a été retenue
  • Le prix à laquelle cette entreprise a été retenue
  • Votre notation versus la notation de l’entreprise retenue au regard des critères d’évaluation définis dans le règlement de consultation.

Toutes ces informations sont très précieuses pour adopter le bon cheminement et vous poser les bonnes questions afin de vous améliorer. Avez-vous obtenu une mauvaise note systématique sur les moyens humains, sur la politique RSE, sur l’organisation ? Quels aspects vous ont pénalisé selon vous ? Le contenu apporté est-il suffisamment clair et structuré ? Comprend-on quelle est votre valeur ajoutée par rapport à un autre candidat ?

Eh oui, aucune de ces questions ne devraient être sous-estimées. Pouvoir plancher sur chacune d’elles est une opportunité pour relever la barre et remporter haut la main le prochain marché public.

Ceci dit, il arrive souvent que la lettre de rejet ne donne pas assez d’éléments permettant d’apprendre de ses erreurs. Dans ce cas, pensez à vous tourner vers la lettre de complément d’informations ! Celle-ci consiste en une demande d’informations complémentaires adressée à l’acheteur public. L’objectif est le même : pouvoir cibler vos faiblesses pour réussir une prochaine fois !

Scénario 2 : le mémoire technique est prêt, mais vous n’êtes pas sûr qu’il soit ok 

Motivation, la victoire n’est pas bien loin !

Prendre le temps (et le recul nécessaire) pour analyser puis améliorer le mémoire technique fraîchement rédigé a un double avantage : maximiser vos chances pour candidater auprès des marchés publics et pouvoir le faire régulièrement pour de futures tentatives.

L’idée : disposer d’un mémoire technique de référence stratégique, qualitatif, pertinent et complet qu’il suffira d’aménager selon l’offre et les exigences précises de l’acheteur public. Soit un véritable gain de temps pour répondre à différents marchés publics à l’avenir !

Bref, ça vaut le coup de passer un peu de temps à améliorer le dossier final. Reste à savoir comment s’y prendre exactement… Réponse (au pluriel) dans le paragraphe suivant !

Optimisation du mémoire technique : le pas à pas à suivre

1. Comprendre ce qui n’a pas fonctionné (dans le cas où vous avez déjà tenté votre chance)

Première étape pour améliorer votre mémoire technique : comprendre la note qui vous a été attribuée. L’idée est de repérer les éventuelles failles pour inverser la tendance.

Pour y parvenir, posez-vous les bonnes questions : le contenu répond-il vraiment aux attentes de l’acheteur public ? Sur la forme, le document fait-il suffisamment professionnel et qualitatif ? Sur le fond, le texte est-il pertinent ?

Une fois que vous aurez ciblé les maillons faibles du dossier, il sera plus facile de vous concentrer sur les aspects à revoir et à retravailler.

2. Personnaliser davantage le document

La personnalisation du mémoire technique est sans doute l’étape la plus cruciale pour vous démarquer de la concurrence et capter l’attention de l’acheteur public. En effet, c’est grâce à cet exercice que vous pouvez valoriser votre savoir-faire et votre valeur ajoutée.

Oubliez les phrases bateaux et généralités utilisées par Monsieur Tout le Monde et dites adieu au copier-coller. Veillez plutôt à vous différencier grâce à des indicateurs précis, d’autant que certains critères d’évaluation reviennent de façon récurrente eu égard à votre activité. Ne lésinez pas sur la réponse à ces critères et essayez d’aller dans le détail !

  • Les moyens humains et techniques mis en œuvre. Grosso modo, on n’hésite pas à donner des données chiffrées : le nombre des futurs intervenants ou celui des équipements. On pense aussi à détailler le mode opératoire envisagé, tel que la mise en place de sous-traitance pour des tâches données…etc.
  • Le savoir-faire technique. Il s’agit alors de valoriser votre expertise au travers de gages de qualité précis : mises en situation de prestations de référence (photos à l’appui), certifications obtenues ou niveau de contrôle du matériel utilisé.
  • Un chapitre hygiène et sécurité ainsi qu’un autre sur le respect de l’environnement sont aussi de vrais « plus ». D’autant qu’entre la Covid-19 et l’urgence écologique, il est difficile de nier à quel point ces sujets sont d’actualité ! Au menu : mesures de sécurité mises en place (port du masque, distanciation sociale, usage du gel hydroalcoolique…), engagements environnementaux, collecte des déchets ou démarches entreprises pour minimiser la nuisance du voisinage.

3. Structurer la mise en page et faire preuve de clarté

Si on veut donner envie de lire, on soigne la forme. Si on veut que la lecture soit facilement accessible, on soigne la clarté ! Bien sûr, l’idéal est de ne rien laisser au hasard en soignant les deux. Objectif : obtenir un document clair, structuré, agréable et facile à lire. En effet, on a vite fait de perdre des points sur cet aspect quand bien même le fond est pertinent. C’est dommage !

Quelques tips :

  • Commencer le dossier par un sommaire : la base pour structurer le tout aussi bien au moment d’écrire que de lire !
  • Illustrez vos réalisations et expériences similaires avec quelques photos à l’appui afin de dynamiser la mise en page et entrer dans le concret.
  • Éviter de trop en faire. Less is more ! Exit les répétitions dans l’argumentaire car elles pourraient agacer et donner l’impression que vous cherchez à combler du vide. Mieux vaut faire précis et aller à l’essentiel.

4. Repérer au mieux les attentes de l’acheteur !

Ça parait évident, et pourtant… On a vite fait d’être hors sujet dans la rédaction du mémoire technique par rapport aux attentes de l’interlocuteur en face de nous. L’idéal pour éviter tout faux-pas ? Répondre point par point aux critères retenus par le pouvoir adjudicateur. Après tout, c’est lui qu’il faut convaincre !

Pas question alors de s’égarer en dehors de ses attentes. Rester focus sur ses requêtes permet de lui montrer que vous avez compris les besoins attendus pour le projet et que vous pouvez répondre en tout point à ses exigences.

Action, réaction : deux possibilités pour améliorer le mémoire technique existant

1. Vous en occuper vous-même si vous sentez avoir les épaules pour

Si vous comptez refondre votre mémoire technique, la première option est de vous frotter à l’exercice d’optimisation vous-même. Après tout, vous êtes le mieux placé pour savoir quels atouts vous sont propres et vous permettent de vous démarquer.

Cependant, même si cette démarche est tentante, n’oublions pas que le mémoire technique est un document complexe à réaliser. Deux prérequis sont notamment nécessaires pour se lancer soi-même : avoir une bonne plume et avoir le sens du détail. Présenter un contenu clair et suffisamment détaillé (sans pour autant être redondant) est essentiel pour apporter une réponse pertinente à une consultation publique. Pour vous aider, rendez-vous sur nos conseils de rédaction mentionnés ici ;).

2. Déléguer la refonte du mémoire technique à un pro 😉

A contrario, si écrire des pages et des pages pour parler de votre expertise est tout sauf naturel pour vous, n’hésitez pas à faire appel à une aide extérieure pour éviter de patauger plus longtemps et vous assurer de rendre un dossier performant à 100%.

Chez Odecia, nous avons justement réceptionné plusieurs appels à l’aide et sommes heureux, grâce à nos nombreuses années d’expertise sur les marchés publics, de pouvoir venir à la rescousse ;).

N’hésitez donc pas à nous envoyer votre mémoire technique à refondre ! Nous serons ravis d’établir un devis pour optimiser le fond et la forme. En tant qu’experts des marchés publics, nous avons la méthodologie requise pour cerner les faiblesses du document transmis et améliorer l’existant, valoriser votre savoir-faire, enrichir votre dossier et répondre précisément aux attentes du client.

Un exemple avant-après l’optimisation, ça vous dit ?

Voilà ce que ça donne ! Ici, l’amélioration se voit surtout au niveau de la forme, mais ça vous donne une petite idée ;).

À gauche : les images avant l’optimisation.

À droite : les images après avoir amélioré le mémoire technique.

Preuve qu’un mémoire technique optimisé, ça change tout !